Echos du débat à Nantes pour une Bretagne réunifiée (le samedi 10 février ).
Par JF Lugué le jeudi 22 février 2007, 22:51 - Lien permanent

C'est un vieux serpent de mer qui ressurgit à peu près à chaque élection :
la réunification administrative de la Bretagne... Samedi 10 février se
déroulait à Nantes un débat réunissant près de 250 personnes animé par le
Quelneucois Roger Gicquel. Ce débat était organisé à l'initiative de Bretagne
Réunie. Après un exposé tonique du géographe Jean Ollivro, les états majors
politiques s'exprimaient tour à tour sur cette question récurrente.
Patrick Maréchal (pdt PS du CG 44) à la tribune était à peu près l'un des seuls politiques des partis hexagonaux motivé par la réunification. Manifestement le vice -président du CR 35 (Jean Normand) était quand à lui beaucoup plus circonspect et évasif sur cette question, évocant la sempiternelle rivalité séculaire entre les 2 villes de Rennes et Nantes. Le représentant UDF, conseiller municipal à Nantes, confessait que la préoccupation de leur groupe autour de cette question était relativement nouvelle ... Michel François (UDB), quand à lui démontrait à l'aide des cartes des découpages administratifs (actuels et souhaitable-ci-dessus) que la disposition actuelle des régions avaient pour finalité de se tourner ...vers Paris par l'alignement des villes principales (exple : Brest- Rennes pour B4, Nantes-Angers-Le Mans pour PdL, etc...). Force est de constater qu'un redécoupage de l' Ouest de la France est non seulement souhaitable mais souhaité par une grande majorité des Bretons et "Ouestons" (63 % favorables sur près de 7000 internet sur le site de Ouest-France). Il est clair que le Pays de Redon vivra certainement de manière moins schyzophrène lorsque la Loire Atlantique réintègrera le reste de la région Bretagne. La résolution de cette question ne règlera pas tous nos problèmes évidemment mais redonnerait certainement confiance aux citoyens dans les institutions républicaines... Ouest-France continue son débat autour de la réunification (plus d'une centaine de contributions, pour la grande majorité favorable...) http://www.ouest-france.fr/of_avisdetail.asp?mode=avis&iddoc=374656&idcla=6814&NiveauAvis=ListeAvis
Commentaires
proposition étymologicofarfelue mais néanmoins plausible pour ce qu'est un rétrolien: soit un lien qui est rétro-actif (dans ce cas une action informatique, un objet) soit un "rétro-éolien", nommé rétrolien par facilité anti-haitus-diphtongue ce que tu voudras, et en ce cas deux hypothèses: soit c'est un pro-éolien , mais éolienne à dynamo (modèle archaïque visible en pays gallo) et non à énergie congnitive bovine comme c'est aujourd'hui le cas,ou alors c'est un anti-éoliennes qui souhaiterait faire marche arrière et revenir simplement au temps où l'alternative au nucléaire était peu ou prou inexistante (c'est ce qu'on essaye encore de nous faaire avaler hiziv, mais ça ne marche pas!! )
Pourquoi cet acharnement à vouloir restaurer les frontières régionales d'un autre temps qui viennent heurter les réalités sociologiques et culturelles d'aujourd'hui. En effet, si Nantes possède encore quelques stigmates de son passé breton, elle se forge de plus en plus une singularité qui l'affranchie de ses anciennes appartenances.
Bretons, laissez les nantais maîtres de leur avenir, ne nous faites pas replonger dans un passé révolu où la force des régions fragmentait l'unité de la République, de la France. Personne n'est dupe face à votre volonté de construire des grands ensemble régionaux : votre seule motivation c'est le communautarisme régional qui surfe sur la mode des revendications identitaires annonciatrice d'une remise en cause des libertés individuelles.
en réponse à Ludomick
Quelle rhétorique! Brandir les spectres du chaos "communautariste" pour contrer la demande sociale ne ressemble pas à une démarche de démocrate... Car la question du rattachement administratif de la Loire Atlantique au reste de la Bretagne est une question qui a à voir avec la Démocratie.
J'habite pour ma part en Pays de Redon et les "frontières régionales" (administratives, evel-just) que vous évoquez nous les vivons tous les jours alors que le Pays de Redon est lui sur 3 départements et 2 régions administratives. La liste de désagréments subis par les citoyens est longue... (vous pourrez vous référer à d'autres billets).
Votre lecture de l'histoire bretonne est pour le moins particulière voire ridicule. Si vous souhaitez effacer les références bretonnes à toute la presqu'île guérandaise il vous faudra beaucoup de temps (80% de la toponymie d'origine bretonne). Il ne s'agit pas de mythifier ce qui se passait hier mais il s'agit de mieux connaître notre histoire (trop souvent occultée par les livres d'Histoire de France) pour mieux construire demain dans une Bretagne ouverte sur l'Europe et sur le monde.
Rassurez vous, si l'histoire de Bretagne vous intéresse (je n'en suis pas vraiment sûr à votre lecture) vous vous apercevrez peut-être que les bretons ont été rarement enclin à se replier sur eux-mêmes. Regardez donc une planisphère, vous y observerez des noms d'Iles aux consonnances bretonnes.
Bonjour,
Je voudrais réagir au sois-disant danger de "communautarisme".
Réagir ainsi c'est se faire l'avocat de ceux qui prétendent refuser aux nantais (Dont je suis) leur rattachement à la Bretagne. Loin de régionalisme mettant en danger la république il s'agit de pouvoir enfin à nouveau se dire : Je suis breton.
Mes parents sont nés en Bretagne, puisqu'avant 1941. Comme le dit la chanson 'La découverte ou l'ignorance' je me sens breton, comme beaucoup d'autres nantais. Cela, au nom de la république, suffit-il à nous priver de notre rattachement administratif ? Il me semble que la république se moque éperdument de savoir si Nantes est en Bretagne ou pas.
Merci, en passant, à JFL pour la réponse cohérente faite à ce commentaire.
Je viens de lire votre message Ludomick, je suis sidéré si vous pensez vraiment cela : quelle bêtise de prétendre que la légitime et démocratique réunification de la Bretagne engendrerait un jour une remise en cause des libertés individuelles. Je crois en fait que votre peur et votre mépris du régionalisme cachent en réalité votre propre communautarisme français disons carrément votre nationalisme français qui ne supporte pas que la France est composée d'identités différentes.