C’est d’ailleurs ce changement important qui est à l’origine du saccage des locaux d’eau et Rivières à Brest il y a 2 semaines. Certains agriculteurs productivistes cherchent quelques boucs émissaires du côté des écolos qui s’avèrent être des empêcheurs de polluer en rond. Si les difficultés de ces derniers sont réelles, ils se sont manifestement trompés de cible. Ils ont comme on dit « tiré sur le pianiste » mais oublient d’interroger les grands orchestrateurs historiques de leurs malheurs (politiques, banques, syndicat agricole majoritaire,…).

 

Et du côté de Redon, il y a du neuf aussi.

Les Infos du Pays de Redon publiaient sous la plume pertinente de Jacques Faucheux, cette semaine encore, un article dénonçant la passivité de l’Etat face aux entorses patentées d’agriculteurs, de collectivités ou d’individuels aspergeant toujours copieusement les fossés.

 

2 jours plus tard, Ouest –France faisait part d’une réaction de la police de l’eau sous le contrôle du sous-préfet de Redon. Enfin ! Il était temps de commencer à faire respecter l’arrêté préfectoral pris il y a 2 ans…

Bien évidemment, il ne s’agit pas de soumettre les agriculteurs à la vindicte populaire. Il y a comme dans tout corps de métier des gens plus ou moins sérieux. Mais il est plus que temps d’engager des actions symboliques et médiatiques face à un fléau chimique dont les agriculteurs eux-mêmes sont les premières victimes.

 

A noter :

François Veillerette, auteur du brulot « pesticides, révélations sur un scandale français » sera à Redon en avril à l’invitation du conseil de développement du Pays de Redon et de Vilaine.