Le 8 mars à Caen (c'est plus sûr qu'en Bretagne !), il s'est déclaré hostile à la ratification par la France de la Charte européenne des Langues régionales :

"Non pas parce que je conteste les langues régionales, qu'au contraire je veux soutenir et développer, mais parce que je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre puisse décider qu'une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le français".

Que ceux qui, au fil des années passées, ont vu M. Sarkozy à l'oeuvre pour "soutenir et développer" les langues régionales lèvent la main... Merci, vous n'aurez pas besoin de la baisser.

Il devient clair pour un nombre croissant de nos compatriotes que c'est la France de ces gens-là qui rejette la Bretagne et non l'inverse - pour ne parler que de notre exemple - la France de ces gens-là qui marginalise et rejette les différences, et qui ouvre le boulevard que l'on sait à la xénophobie raciste.

Dans sa majorité, l'Europe ne partage pas cette conception nationaliste de ...l'universalité, et c'est pour ça qu'au fond d'eux-mêmes ils la rejettent. Ils savent que leur système de valeurs est aussi le système de pouvoirs auquel ils doivent d'exister.

Il n'y a de "problème des minorités" que dans les pays qui ont du mal à les reconnaître.

FRANCOIS
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