Le 10 janvier dernier, OF titrait : "le retour du nucléaire". L'article était signé Paul Burel. Le réseau s'empressait de répondre qu'en guise de retour du nucléaire, on observait objectivement un "déclin du nucléaire" à la surface du globe : 7 réacteurs ont été fermés le 1er janvier 2007... Paul Burel de reprendre à son compte, l'argument du lobby : le nucléaire permettrait de limiter les émissions de CO2 et eviterait de l'effet de serre. Pourtant le rapport "Facteur 4", remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que "l’énergie nucléaire représente 2 % de l’énergie finale dans le monde". Il est clair que ce n'est pas cette contribution marginale qui changera quoi que ce soit au réchauffement climatique.

Où est donc la déontologie propre au journaliste qui a manifestement repris tels quels les arguments des industriels de l'atome?

Fait aggravant : quelques jours plus tard, Paul Burel signait un papier sur un barrage d'EDF au Cambodge en dernière pages du journal dans le genre : "ici tout se passe bien, la population locale est contente, il n'y a aucun problème, circulez...".  Qui a donc payé le voyage de monsieur le journaliste? Ouest-France ou EDF ?

Depuis, je n'ai pas vu beaucoup émerger la problématique énergétique sous un autre angle que de celui des thèses des pro-nucléaires. Il faut dire que les pages de publicité de Ouest-France pour EDF sont collosales et que le chèque qui les accompagne important.

Ce samedi à Rennes, se prépare une très grande manifestation anti-nucléaire.

Souhaitons que ce journal fera convenablement son travail et ouvrira ses colonnes à ceux qui sont convaincus qu'une alternative au nucléaire est possible!