Hulot, le Titanic et les présidentiables …
Par JF Lugué le samedi 24 mars 2007, 22:50 - Lien permanent
Sommes-nous atteints du «
syndrome du Titanic» ? La métaphore de Nicolas Hulot est assez pertinente. Il
compare le sort de notre société à celle du Titanic. Alors que les
laissés-pour-compte de notre planète savent que la survie de notre espèce est
en jeu, les nantis de ce monde s’amusent toujours dans les salons dorés des
étages supérieurs et font comme si de rien était.Notre Titanic de planète accumule pourtant les avaries : réchauffement
climatique, épuisement des ressources naturelles (pas seulement le pétrole),
menaces nucléaires, pollutions chimiques, … Les guerres pour se partager les
canots de sauvetages de demain se préparent.
Incontestablement, Nicolas Hulot a contribué a faire prendre conscience au
grand public que les icebergs étaient nombreux autour de nous et qu’il nous
fallait changer radicalement de cap.
En s’invitant dans la campagne présidentielle, le chouchou des médias
hexagonaux donnait une résonance toute particulière à ces thèmes restés souvent
cantonnés à la sphère des écologistes.
Tous les candidats ou presque ont signé son fameux pacte. Qu’en reste-t-il
aujourd’hui dans les discours présidentiels ? Quasiment rien, hurle notre
Nicolas qui ne veut pas que ces signatures restent stériles.
Nicolas est déçu, je le suis avec lui mais ce qui arrive est-il franchement
surprenant ?
Les médias jouent de plus en plus sur l’émotivité pour capter leur auditoire.
Nicolas Hulot a usé finalement des mêmes ressorts pour passer un message
différent. Coincé entre 2 publicités pour des 4x4, le message du développement
durable est somme toute assez vite recyclé par la société médiatique
marchande.
A se poser la question même de savoir si Nicolas Hulot et son message ne sont
pas devenus un produit audio-visuel comme un autre…
Commentaires
salut
Pour info :TOULOUSE, 24 mars 2007 (AFP) - 18h26
Proclamation à Toulouse d'un "gouvernement provisoire occitan"
Des militants occitans ont annoncé samedi à Toulouse la proclamation d'un "gouvernement provisoire" chargé de "faire reconnaître aux yeux du monde l'existence d'une nation occitane", en vue de la création d'une "République fédérale et démocratique d'Occitanie". "Nous avons décidé de constituer un gouvernement provisoire occitan, au nom du principe de libre association et du droit imprescriptible international des peuples à l'autodétermination", a déclaré lors d'une conférence de presse le "Président" de ce "gouvernement" autoproclamé, Michel Aguilera. "Ce gouvernement a pour tâche d'élaborer la première constitution des Pays d'Oc (...). Nous espérons qu'il puisse devenir, par des voies démocratiques et sans violence, une République fédérale et démocratique avec le soutien de la France, de l'Europe et des Nations Unies", a-t-il dit, près d'un drapeau rouge frappé de la croix or occitane. "Nous ne sommes pas des séparatistes", a précisé M. Aguilera, soulignant son objectif de "rendre l'Occitanie aux Occitans", en participant notamment aux élections régionales. "Il s'agit pour nous de redonner la parole aux Occitans, car certains auraient souhaité que nous la perdions à jamais", a pour sa part déclaré Laurenç Revest, "Premier ministre du gouvernement provisoire occitan" (GPO), comptant sept ministres, dont un apiculteur et un boulanger, détenant respectivement les portefeuilles de l'Education et des Affaires étrangères. "Nous appelons les populations occitanes à reconnaître et à soutenir" le GPO, qui constituera "un encouragement dans leur combat national" pour les Basques, les Corses, les Catalans, les Alsaciens et les Bretons, a-t-il ajouté. La langue occitane ou langue d'Oc est parlée dans huit régions de la moitié sud de la France, dans douze vallées alpines du Piémont italien et au Val d'Aran, en Catalogne espagnole, soit sur un espace d'environ 190.000 km2 regroupant quelque 14 millions d'habitants.
J'Y PENSE ET PUIS... J'OUBLIE
Le débat sur les questions environnementales n'a pas eu le vent en poupe longtemps dans cette campagne à l'élection présidentielle.
Comme dirait un qu'on connaît bien "Ca a fait ...pschitt !"
J'y vois à celà 2 raisons qui m'apparaissent évidentes:
-Les "grands" candidats républicains ont signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Ils sont donc d'accord sur les principes, les mesures et les objectifs à atteindre pour sauver la planète. Conclusion: plus la peine de s'investir, de marquer sa différence, de "se chamailler" sur un sujet pour lequel il y a consensus électoral.
-Les électeurs(trices), bien que de plus en plus préoccupé(e)s par la question,
ne sont pas disposé(e)s -dans leur grande majorité- à entendre parler autant
que celà de l'environnement et des périls qu'on lui fait subir. Ils préfèrent prioritairement - et celà n'est pas contestable en soi !- que leur(s)
candidat(s) les entretiennent sur la question du pouvoir d'achat, des salaires, de l'impôt, des retraites, de l'emploi, du temps de travail...
Les candidat(e)s leur emboîte alors le pas !
Ils préfèrent, eux, la voix de l'électeur(trice), à la volonté de tracer avec audace la voie du bon sens et de la raison pour les générations à venir.