Qui a l'époque aurait eu conscience de réclamer la sauvegarde d'un vulgaire "trou d'eau", à proximité d'un terrain qui allait devenir un lotissement? Personne. Le problème c'est qu'aujourd'hui encore ces espaces précieux pour le maintient de la biodiversité sont encore rayés de la carte , plus par ignorance que par bêtise. Qui n'a pas en mémoire en Pays de Redon de zones humides recouvertes de gravats et de déchets divers?

Pour que des enfants voient désormais des grenouilles dans leur milieu naturel, il faut qu'ils aillent faire une classe de découverte avec leur école... Quels sont les enfants qui peuvent ainsi observer à quelques pas de chez eux un éco-système très riche et réfléchir ainsi à la complexité du monde? Le monde des jeux virtuels, auxquels les enfants accèdent désormais si facilement, n'arrivent pas à un tel niveau de raffinement et de sensibilité. Malgré les progrès de l'informatique, le vol d'une libellule ou le bal des geris et des coléoptères aquatiques ne seront jamais retranscrits sur un écran avec autant de nuances que dans la réalité.

Nous avons donc estimé qu'il nous fallait partager collectivement avec les enfants ces petits bonheurs simples.

Et si l'exigence du maintien de la biodiversité rejoignait celle de l'émerveillement du monde qui nous entoure?