Le peuple breton- l'arrestation de ces 23 personnes et la procédure d'expulsion qui les vise ont provoqué un vaste sentiment de solidarité à Montfort et bien au delà. Comment l'expliquez-vous quelles formes ce mouvement a-t-il prises?

Claudine Rochefort- Montfort est situé en pleine campagne, où la population ne connaît pas le "problème des banlieues". Par contre, cette population a appris à cotoyer des "personnes de couleur" allant et venant à pied où à vélo dans les rues. Ici, on prend le temps de dire bonjour et de se parler comme dans un village au Mali. Ce sont des hommes et non des numéros dans un fichier, toute la différence entre la convivialité du monde rural et l'indifférence dans une ville. Grâce à internet et aux médias, la France entière a suivi, preuve que la solidaritéexiste encore. Après avoir agi spontanément en fonction de l'urgence, le collectif s'est organisé en association.

PB- QUe peut-on faire pour aider Montfort à retrouver ses amis maliens?

Caudine Rochefort - Il nous faut maintenir la mobilisation, car seule une pression forte et populaire pourra fléchir les autorités sur cette loi complètement inhumaine. Nos moyens : signer des pétitions, écrire aux consul et ambasssadeur du Mali, au préfet d'Ile et Vilaine, demander aux élus de s'engager en écrivant des motions...

blog du collectif