Ce professeur de chimie « doute » également de la piste de l'incendie de l'usine de polystyrène Knauf, en juin 2006, qui jusqu'ici avait alors été privilégiée comme source de contamination. Selon lui, « les scientifiques ne parviennent pas à cerner le profil des dioxines émises. Toutes les pistes sont encore possibles : feux de bois traité, pesticides... » Il n'exclut pas non plus « une cause externe. Par exemple une pollution provoquée à plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres. »

De son côté, le sous-préfet de Redon, Philippe Malizard confirme la fragilité de la piste Knauf. « Ça arrangerait l'État d'avoir un pollueur, car il trouverait un payeur, affirme-t-il franchement. Mais nous n'avons aucune preuve. »

Il justifie son silence vis-à-vis des représentants du canton « en raison de l'élection cantonale partielle qui s'approche. Je suis soumis au devoir de réserve. » Il renvoie vers la préfecture de Nantes, « qui gère ce dossier pour des soucis de coordination, la majorité des exploitations touchées se trouvant en Loire-Atlantique. »

À la préfecture de Nantes, on se refusait vendredi soir à tout commentaire.

Yann-Armel HUET.