Cantonales : les réponses de Michel leclercq à Ouest-France
Par JF Lugué le mercredi 19 septembre 2007, 21:28 - Lien permanent
1. De la petite enfance à la dépendance, le conseil général intervient beaucoup dans le champ du social et de la santé. Quelles sont vos idées pour le canton?
Le canton manque cruellement de structures collectives pour la petite enfance. La crèche de 40 places prévue à REDON viendra en partie combler ce déficit. Mais la prévoir à proximité d'une ligne moyenne tension est dangereux. Cet équipement doit s'inscrire dans une réflexion globale sur la petite enfance et prendre en compte les besoins des populations (salarié(e)s, demandeurs d'emploi, personnes au foyer) en créant des complémentarités entre les réseaux d'assistantes maternelles, les gardes à domicile, et les différents équipements (halte garderie, multi accueil). Maintenir, voire rétablir les services de proximité (commerces, poste.). Favoriser le maintien à domicile en développant les emplois d'utilité sociale pour les tâches ménagères, les soins, voire la fourniture de repas préparés. Développer les appartements avec services collectifs optionnels, pour permettre l'autonomie. Ces appartements devraient être intégrés à des petits collectifs, pour permettre la rencontre avec les autres générations. Offrir des moyens de transport collectifs ou semi-collectifs Tenir compte des difficultés motrices en sécurisant les voies piétonnes et faciliter l'accès aux lieux publics. Les personnes âgées ont encore un rôle social, favorisons les rencontres, notamment avec les plus jeunes.2- Le conseil général s'occupe des collèges. Que pensez-vous de ses interventions en général et qu'imaginez-vous pour Beaumont et Bellevue ?
Construction : Les normes de haute qualité environnementales doivent être mises en ouvre pour tous les bâtiments aidés par le conseil général, tout en servant d'exemple, cela permettra un meilleur confort et des économies sur le chauffage, l'éclairage et la consommation d'eau. Cela n'a pas été lors des rénovations de Bellevue et Beaumont.
Une évaluation doit être faite pour le prêt d'ordinateurs aux 3èmes, assez
coûteux et discutable, malgré une intention généreuse.
La pédagogie sur les déchets et les enjeux climatiques est indispensable :
exemple installer des photopiles permet de produire de l'électricité
solaire et de sensibiliser sur les économies d'énergie.
Dans les cantines, les repas sans OGM, deviendront progressivement
biologiques. Une formation en ce sens sera proposée aux personnels.
3.La route Rennes-Redon voit enfin le jour. Y a-t-il d'autres progrès à faire
en matière de communication routière sur le canton pour améliorer les
dessertes, la sécurité ?
La réalisation de la 2x2 voies et le souhait de certains de la voir
prolongée vers Vannes, Nantes, St Nazaire , l'aéroport de Notre Dame des
Landes constitue une fuite en avant coûteuse qui augmentera le trafic
routier et aérien insoutenables à terme (effet de serre, fin du pétrole). Le
« tout route » n'est plus aujourd'hui l'avenir. Il faut penser à plus long
terme en développant les transports en commun et le ferroutage et en
renforçant l'attractivité du Pays de Redon par d'autres moyens : cadre de
vie, culture, services publics, projets économiques orientés vers le
développement durable.
L'ensemble des infrastructures de transport du Pays de Redon doit être
repensé dans le cadre d'une stratégie globale de développement.
Seule la sécurité peut conduire à quelques aménagements sur les routes
existantes.
4- Le canton est une entité bicentenaire. Au début du 21e siècle, est-ce
encore pertinent d'administrer un territoire à la petite échelle de six
communes (contre une vingtaine à la CCPR et une cinquantaine au Pays),
surtout lorsque comme à Redon, on traite des dossiers par-delà les
frontières ?
Deux niveaux de gestion des territoires nous apparaissent utiles.
Le Pays qui correspond au bassin de vie des habitants et la région est une
entité suffisante pour articuler des politiques plus globales, donner des
impulsions sur différents domaines (Economie, agriculture, eau, éducation,
énergie, culture.). De plus à l'échelle européenne, seule une grande région
peut bénéficier d'une lisibilité et d'une reconnaissance.
Le département n'a plus de raison d'être, cependant, il existe aujourd'hui
et nous souhaitons l'investir pour contribuer à conduire des politiques de
développement durable.