2ème constat : absence de la gauche au 2 ème tour. Y -a-t-il un coupable? La somme cumulée des voix PS-Verts-UDB assuraient d'un point de vue arithmétique le passage au 2ème tour du candidat commun. Problème, il n'y a pas eu de candidat commun. Le PS désignant dans la première quinzaine d'aout son candidat, n'a pas pris le temps de se rapprocher des ses "amis" pour en discuter. Sans doute pour des raisons de calendrier, je l'espère. En tout état de cause, la douche est froide et il faudra tirer très rapidement les leçons de ce manque de concertation.

3ème constat : le score de Michel Leclercq de 7,6% (Vert - l'UDB) est tout honorable même s'il n'est guère supérieur à celui enregistré par le scrutin précédent. En sa défaveur : le vote des plus jeunes (moins de 40 ans) qui à priori ne se sont pas déplacés pour aller voter. J'avais pourtant espoir que Michel fasse un meilleur score étant donné son implantation militante de longue date dans le Pays de Redon et aussi le contexte avec le champ d'OGM et la dioxine. Si la conscience écologique (et bretonne!) progresse, cela ne se traduit pas encore véritablement par des bulletins de vote...

4ème constat : la persistance d'un vote "chrétien-démocrate" de centre-droit. Les 2 vainqueurs de ce scrutin Dominique Julaud et Vincent Bourguet se réclament tous 2 de valeurs du centre-droit, proches ex- UDF (sans le revendiquer). Dominique Julaud se définissant au "centre" mais appelant à voter pour le candidat UMP aux dernières élections législatives... Vincent Bourguet affichant quant à lui une étiquette "centre -droit". C'est lui qui est officiellement soutenu par l'UMP. Le fond conservateur du Pays de Redon ressurgit donc nettement dans ce vote. C'est sans doute aussi l'électorat de droite qui s'est le plus fortement mobilisé lors de cette élection. On constate toujours entre 2 élections un phénomène de "retour de balancier". Après le bon score de JR Marsac au 2nd tour des législatives, il était dans l'ordre des choses d'attendre une remobilisation des militants de droite.


Le jeu reste donc ouvert pour les échéances électorales de 2008. Je souhaite pour ma part, que le balancier reparte durablement de l'autre côté...