Au lieu d'un EPR, interdisons les ampoules à incandescence !
Par JF Lugué le samedi 20 octobre 2007, 12:59 - Lien permanent
Voici un an je m'étais associé à l'initiative qui
consistait à observer 5 mn sans électricité un certain jour d'octobre. (Je me
trouvais alors au local du groupement culturel breton, nous avions éteint
toutes les sources de consommation électriques à l'exception de la lampe pour
nous éclairer. Nous étions réunis entre entre responsables culturels du Pays
pour lancer une pétition en faveur du sauvetage de Ti Kendalc'h, tout un
symbole ...).Depuis je suis plus que réservé sur cette initiative ponctuelle (et annuelle) qui n'a non seulement aucun impact écologique mais qui peut dédouanner facilement un certain nombre de personnes de leur responsabilité écologique. C'est en permanence que nous devons veiller à l'économie maximum... De plus, il n'est pas impossible que cela entraine des complications brutales sur les réseaux. Bref, à la place, je préfère de loin l'intiative de Greenpeace qui lance une campagne d'interdiction des lampes à incandescence/ filament pour éviter la construction de l'EPR...
L'économie d'énergie d'une telle mesure pourrait éviter la construction d'un
EPR. Ni plus ni moins! Mais ne soyions pas naïfs, nous savons bien aussi
que l'EPR n'est pas motivé par une demande d'énergie électrique mais par un
soucis du lobby atomique de présenter sa nouvelle nouvelle centrale comme
vitrine de son savoir-faire pour la Chine et les USA .
Grenelle de l'environnement : Greenpeace persiste et signe. Au lieu de faire l’EPR, interdisons les ampoules à incandescence !
Dampierre-en-Burly (Loiret), France — Le 19/10/07 - Dès 8H00 ce matin, huit grimpeurs de Greenpeace se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire de Dampierre. Après avoir grimpé au sommet de l'une des quatre tours de refroidissement, ils sont descendus en rappel dans le but de dessiner sur le flanc de la tour une lampe basse consommation de prés de vingt mètres de haut et peindre la mention : « EPR INUTILE ».« Il y a deux jours, nous étions dans une usine Osram,
près de Strasbourg, pour demander au gouvernement français de saisir l’occasion
du Grenelle de l’environnement pour interdire les ampoules à incandescence
d’ici à 2010, déclare Karine Gavand, chargée de campagne Climat de
Greenpeace.Aujourd’hui, à moins d’une semaine du Grenelle de
l’environnement, nous enfonçons le clou : une telle interdiction nous
permettrait d’économiser plus de 11 TWh par an soit l’équivalent de la capacité
de production d’un EPR. Voilà prouvée une fois encore l’inutilité de ce
réacteur. »
La solution au problème du climat, c’est l’efficacité énergétique, et pas le nucléaire
Loin de nous mettre en tête des pays faiblement émetteurs de CO2, le nucléaire maintient la France dans la moyenne européenne et verrouille toute politique ambitieuse d’économies d’énergie. « Non seulement le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, mais il fait partie du problème, affirme Yannick Rousselet, de la campagne Énergie de Greenpeace. L’obsession nucléaire française a fait prendre un retard considérable au développement des seules solutions efficaces, propres, durables, sûres, créatrices d’emplois et porteuses de paix que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. »
On peut se passer du nucléaire
Les experts de l’association négaWatt prévoient une sortie progressive du nucléaire à l’horizon 2035. Selon eux, si une politique d’efficacité énergétique ambitieuse est mise en œuvre, les renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse) peuvent répondre à 80 % de nos besoins électriques d’ici à 2050, soit exactement ce que représente le nucléaire aujourd’hui. Le scénario [R]évolution énergétique de Greenpeace, soutenu par le Dr Pachauri, président du Giec, confirme qu’il est possible de sortir du nucléaire vers 2030, et de réduire ainsi les risques associés.
« En abrogeant le décret autorisant l’EPR à Flamanville à l’issu du Grenelle de l’environnement, la France démontrerait qu’elle peut se passer du nucléaire, et rattraperait ses voisins qui se sont déjà engagés vers une sortie du nucléaire : l’Allemagne bien sûr, mais aussi l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Suède et la Belgique », poursuit Yannick Rousselet.
Le nucléaire, un secteur qui crée peu d’emplois
Selon le ministère de l’Écologie et du Développement durable (Lettre Évaluation, octobre 2005), l’objectif de 20 % d’efficacité énergétique en 2020 fixé par l’UE pourrait créer un million d’emplois en Europe : en matière d’efficacité, chaque million de dollars investis crée 12 à 16 années de travail direct, contre 4,5 pour une centrale nucléaire.
La rénovation thermique de l’habitat ancien permettra de créer à elle seule entre 100 et 150 000 emplois sur quarante ans. Et le secteur des renouvelables, qui fait aujourd’hui travailler 40 000 personnes en France, va créer 115 000 emplois en 2010 (Syndicat des énergies renouvelables) – soit le double de l’effectif total actuel du nucléaire en France – et 361 900 autres postes d’ici à 2020 (projet européen Mitre, http://mitre.energyprojects.net).
La solution au problème du climat, c’est l’efficacité énergétique, et pas le nucléaire
Loin de nous mettre en tête des pays faiblement émetteurs de CO2, le nucléaire maintient la France dans la moyenne européenne et verrouille toute politique ambitieuse d’économies d’énergie. « Non seulement le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, mais il fait partie du problème, affirme Yannick Rousselet, de la campagne Énergie de Greenpeace. L’obsession nucléaire française a fait prendre un retard considérable au développement des seules solutions efficaces, propres, durables, sûres, créatrices d’emplois et porteuses de paix que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. »
On peut se passer du nucléaire
Les experts de l’association négaWatt prévoient une sortie progressive du nucléaire à l’horizon 2035. Selon eux, si une politique d’efficacité énergétique ambitieuse est mise en œuvre, les renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse) peuvent répondre à 80 % de nos besoins électriques d’ici à 2050, soit exactement ce que représente le nucléaire aujourd’hui. Le scénario [R]évolution énergétique de Greenpeace, soutenu par le Dr Pachauri, président du Giec, confirme qu’il est possible de sortir du nucléaire vers 2030, et de réduire ainsi les risques associés.
« En abrogeant le décret autorisant l’EPR à Flamanville à l’issu du Grenelle de l’environnement, la France démontrerait qu’elle peut se passer du nucléaire, et rattraperait ses voisins qui se sont déjà engagés vers une sortie du nucléaire : l’Allemagne bien sûr, mais aussi l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Suède et la Belgique », poursuit Yannick Rousselet.
Le nucléaire, un secteur qui crée peu d’emplois
Selon le ministère de l’Écologie et du Développement durable (Lettre Évaluation, octobre 2005), l’objectif de 20 % d’efficacité énergétique en 2020 fixé par l’UE pourrait créer un million d’emplois en Europe : en matière d’efficacité, chaque million de dollars investis crée 12 à 16 années de travail direct, contre 4,5 pour une centrale nucléaire.
La rénovation thermique de l’habitat ancien permettra de créer à elle seule entre 100 et 150 000 emplois sur quarante ans. Et le secteur des renouvelables, qui fait aujourd’hui travailler 40 000 personnes en France, va créer 115 000 emplois en 2010 (Syndicat des énergies renouvelables) – soit le double de l’effectif total actuel du nucléaire en France – et 361 900 autres postes d’ici à 2020 (projet européen Mitre, http://mitre.energyprojects.net).
Commentaires
Les ampoules basse consommation ne sont pas si économiques à l'usage que ce que prétendent leurs fabricants. Si les bonnes vieilles ampoules à incandescence émettent plus de chaleur que de lumière, elles contribuent aussi à chauffer l'habitat. L'économie d'éclairage d'une lampe basse consommation est ainsi en grande partie anéantie par le surcout de chauffage l'hiver. Le plus souvent, c'est le chauffage central régulé qui fonctionne davantage. Le retour sur investissement d'une lampe basse consommation est ainsi beaucoup plus long... ou bien même hypothétique...
Même si le retour sur investissement est moindre (un peu) que celui annoncé par le fabricant, l'idée à retenir pour un comportement responsable est de réduire la consommation électrique. Les bénéfices ne seront peut-être pas si important que cela à court terme pour les consommateurs mais ils seront très importants à long terme ... Il faut quand même savoir que le prix de l'électricité actuellement facturé au consommateur est bien en deça du prix réel(2 à 3 fois supérieur). Le provisionnement d'EDF par exemple pour le démantèlement des centrales et la gestion à long terme des déchets est ridicule au regard des besoins futurs.
Sur le plan de l' "efficacité" énergétique, il serait erroné de penser que l'éclairage électrique de la lampe à filament rende un double service. Comme vous le sous-entendez peut-être, il n'y a pas d'intérêt à faire chauffer des lampes l'été ou en inter-saison sachant qu'en plus plus des 2/3 de l'énergie produite dans les centrales (tout type) sera perdue dans l'environnement.
Voyons !... Depuis l'instauration de l'heure d'été, l'éclairage l'été ou en inter-saison est très réduit. L'hiver, un particulier ayant un chauffage régulé ne doit pas avoir de scrupule à allumer son lampadaire hallogène : sa facture énergétique globale sera peu changée. S'il a un chauffage électrique, sa facture sera inchangée. De plus les dangers des matéraux polluants (ex : mercure) et les dangers des rayonnements électromagnétiques rendent les LBC peu écologiques.
Exact Bernie !!! le courant (!) bien pensant écologique, manipulé par Sarko ne voit pas plus loin que le bout de son nez !!! sans compter les composants toxiques des lampes basse consommation et les conditions sociales de sa fabrication dans les pays asiatiques !!!