L'économie d'énergie d'une telle mesure pourrait éviter la construction d'un EPR. Ni plus ni moins!  Mais ne soyions pas naïfs, nous savons bien aussi que l'EPR n'est pas motivé par une demande d'énergie électrique mais par un soucis du lobby atomique de présenter sa nouvelle nouvelle centrale comme vitrine de son savoir-faire pour la Chine et les USA .

Grenelle de l'environnement : Greenpeace persiste et signe. Au lieu de faire l’EPR, interdisons les ampoules à incandescence !

Dampierre-en-Burly (Loiret), France — Le 19/10/07 - Dès 8H00 ce matin, huit grimpeurs de Greenpeace se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire de Dampierre. Après avoir grimpé au sommet de l'une des quatre tours de refroidissement, ils sont descendus en rappel dans le but de dessiner sur le flanc de la tour une lampe basse consommation de prés de vingt mètres de haut et peindre la mention : « EPR INUTILE ».
« Il y a deux jours, nous étions dans une usine Osram, près de Strasbourg, pour demander au gouvernement français de saisir l’occasion du Grenelle de l’environnement pour interdire les ampoules à incandescence d’ici à 2010, déclare Karine Gavand, chargée de campagne Climat de Greenpeace.Aujourd’hui, à moins d’une semaine du Grenelle de l’environnement, nous enfonçons le clou : une telle interdiction nous permettrait d’économiser plus de 11 TWh par an soit l’équivalent de la capacité de production d’un EPR. Voilà prouvée une fois encore l’inutilité de ce réacteur.  »

La solution au problème du climat, c’est l’efficacité énergétique, et pas le nucléaire
Loin de nous mettre en tête des pays faiblement émetteurs de CO2, le nucléaire maintient la France dans la moyenne européenne et verrouille toute politique ambitieuse d’économies d’énergie. « Non seulement le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, mais il fait partie du problème, affirme Yannick Rousselet, de la campagne Énergie de Greenpeace. L’obsession nucléaire française a fait prendre un retard considérable au développement des seules solutions efficaces, propres, durables, sûres, créatrices d’emplois et porteuses de paix que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. »

On peut se passer du nucléaire
Les experts de l’association négaWatt prévoient une sortie progressive du nucléaire à l’horizon 2035. Selon eux, si une politique d’efficacité énergétique ambitieuse est mise en œuvre, les renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse) peuvent répondre à 80 % de nos besoins électriques d’ici à 2050, soit exactement ce que représente le nucléaire aujourd’hui. Le scénario [R]évolution énergétique de Greenpeace, soutenu par le Dr Pachauri, président du Giec, confirme qu’il est possible de sortir du nucléaire vers 2030, et de réduire ainsi les risques associés.

« En abrogeant le décret autorisant l’EPR à Flamanville à l’issu du Grenelle de l’environnement, la France démontrerait qu’elle peut se passer du nucléaire, et rattraperait ses voisins qui se sont déjà engagés vers une sortie du nucléaire : l’Allemagne bien sûr, mais aussi l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Suède et la Belgique », poursuit Yannick Rousselet.

Le nucléaire, un secteur qui crée peu d’emplois
Selon le ministère de l’Écologie et du Développement durable (Lettre Évaluation, octobre 2005), l’objectif de 20 % d’efficacité énergétique en 2020 fixé par l’UE pourrait créer un million d’emplois en Europe : en matière d’efficacité, chaque million de dollars investis crée 12 à 16 années de travail direct, contre 4,5 pour une centrale nucléaire.
La rénovation thermique de l’habitat ancien permettra de créer à elle seule entre 100 et 150 000 emplois sur quarante ans. Et le secteur des renouvelables, qui fait aujourd’hui travailler 40 000 personnes en France, va créer 115 000 emplois en 2010 (Syndicat des énergies renouvelables) – soit le double de l’effectif total actuel du nucléaire en France – et 361 900 autres postes d’ici à 2020 (projet européen Mitre, http://mitre.energyprojects.net).