Je note aussi une perspective intéressante avancée par JL Borloo : la réalité des prix des produits de consommation qui intègreront le coût environnemental par une fiscalité différenciée.

 

Toutefois, les chemins qui nous mènent à un véritable développement durable respectueux des hommes, des cultures, et des richesses naturelles semblent encore bien éloignés. Parmi les grosses déceptions, malheureusement attendues : celle de l’échec de la réflexion sur l’énergie nucléaire. Le gouvernement de M.Sarkozy avait déjà posé un préalable de taille : la non remise en cause du décret sous le gouvernement Villepin , 16 jours avant les élections présidentielles de la construction d’un réacteur EPR… Pourtant des économistes de réputation comme Benjamin Dessus, estiment que ce type de réacteur est un non-sens d’un point de vue énergétique et économique. D’autre part, beaucoup dont je suis, ont déploré juste avant le Grenelle, l’accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi (lors de la libération des otages bulgares). Comment le « réseau sortir du nucléaire » regroupant plus de 700 associations pouvait-il dans ce contexte participer à cette concertation qui virait à la pantalonnade ?

 

 

Pour finir, je reprendrai à mon compte l’idée que écologie et centralisme français ne riment pas ensemble. Tant que le gouvernement ne transferera pas aux régions des compétences (comme celle de l’eau et des subventions agricoles en région Bretagne), l’Etat restera sous influence des lobbys (du lobby agro-industriel notamment). Les régions sont des territoires pertinents pour organiser un véritable développement durable. Il faudra, je le crains bien d’autres « Grenelle » pour que les choses évoluent sensiblement."

 

 

JF Lugué