J'ai interrogé voici 2 ans et demi, l'économiste Benjamin Dessus lors de son passage à Rennes, il est spécialiste des questions énergétiques. Faut-il considérer le peak oil comme une menace grave pour l'humanité ou comme une chance à saisir ? D'après lui, il faut espérer que le pic de pétrole soit effectif avant que le réchauffement climatique ne soit trop avancé... Question de survie pour une grande partie de l'humanité qui va se retrouver "réfugié climatique"...

Mais alors , quel mal sera le moindre mal? Subir les conséquences (économiques & sociales) du peak oil ou les conséquences environnementales, sociales, économiques et culturelles du réchauffement climatique?

Pas facile de connaître exactement les conséquences de l'un ou de l'autre mais pas besoin d'être fin spécialiste pour savoir que l'humanité a toujours plus de chance de s'en sortir dans une nature accueillante que dans un environnement hostile ou en profonde mutation (imaginons 2 secondes les scénarios catastrophe décrits pas Al Gore ou d'autres).

Le peak oil sera peut-être salvateur mais il risque de générer de grandes tensions sociales de par le monde, si nous ne nous y préparons pas dès aujourd'hui...

Comment imaginer construire des aéroports aujourd'hui avec une telle menace ?

Comment aujourd'hui émettre l'idée d'autoriser de rouler à 130 km/h sur les 4 voies en Bretagne ?

Comment tolérer la présence d'engins polluants (notamment 4*4) sur la route?

Peak oil et réchauffement climatique mettent le "feu dans la maison" et nous regardons encore ailleurs.
Pour combien de temps?