Non, dans ce livre préfacé par l’historienne Mona Ouzouf (svp), Jean-Jacques Monnier nous apprend que pendant la dernière guerre la frontière des idéologies politiques étaient très perméables (rappellons nous l’itinéraire plus que cahotique de F Mitterand !..). Rappellons que les intellectuels de Paris et d’ailleurs étaient tous plus ou moins antisémites en 39... Au petit jeu de la condamnation à postériori des acteurs de l’époque, il ne devait pas rester grand monde de complètement vierge ... Ah si ! Au moins un que j’ai eu la chance de rencontrer voici 20 ans : Jacques de Bollardière. Compagnon de la libération, Jacques de Bollardière est l’officier français qui cumulera le plus de distinctions au sortir de la guerre. Mais c’est par son attitude lors de la guerre d’Algérie (il condamne la torture en tant que général) qu’il est rentré désormais dans les livres d’histoire. Quel rapport me direz vous avec le livre ? Eh bien Jacques de Bollardière a lui seul démontre que des bretons conscients de leur identité ont été aussi prompts et déterminés que les autres pour se lever contre la peste brune.

D’autres figures historiques du pays de Redon sont aussi dépeintes dans ce livre comme l’un des artisans des « seizh breur » : Gaston Sébilleau (« l’exception qui confirme la règle » selon Françoise Morvan...).

Il est aussi question dans le livre du réseau de résistance (groupe Liberté) de Saint-Nazaire et de Plessé.

Bref, espérons que JJ Monnier vienne sans trop tarder en Pays de Redon pour parler de ses travaux.