Face au silence persistant de l'administration,  j'ai décidé de contacter les services de l'Etat. Ne sachant pas  à qui m'adresser j'ai appelé la DIREN (Direction Régionale de l'Environnement) puisqu'elle s'occupe d'environnement, là on m'a dirigé vers la DRIRE (Direction Régionale Industrie Recherche Environnement) qui s'occupe également d'environnement. Et là, on m'a conseillé de m'adresser au bureau environnement de la préfecture de Nantes qui m'a mis en contact avec la DDASS ou personne ne semblait être au courrant de cette pollution. Ils m'ont donc suggéré de m'adresser à la DSV (Direction des Services Vétérinaires) ou effectivement on était au courrant de ce problème de dioxine mais la personne chargée de la communication sur cette affaire étant absente, on me promit qu'elle me rappelerait sans faute dès son retour Nous étions le lundi 17 décembre, depuis personne ne m'a rappelé...
    Le silence qui a prévalu depuis le printemps 2007, continue d'être la seule réponse donnée à la population.  Une partie du monde agricole, l'administration,  mais aussi beaucoup d' élus locaux continuent donc de penser que les habitants du Pays de Redon et Guémené ne peuvent  être considérés comme des citoyens normaux, adultes, mais doivent être considérés, d'abord, comme des acteurs économiques, des consommateurs qu'ils ne faudrait surtout pas effrayer. Les stratégies de communication remplaçant le droit normal à l'information.
Laurent David