Bref, des conditions de travail déplorables même si aujourd'hui les patrons s’expliquent et tentent de justifier leur comportement vis à vis des employées. Ces caissières semblent pourtant dans une entreprise à taille humaine. Que dire du climat qui doit règner dans d’autres enseignes du Pays de Redon (Leclerc et Intermarché) ? Quelques échos sur la valse des licenciements dans ces entreprises ne sont guère rassurants…

Dans les entreprises de grandes distributions, le chiffre d’affaire ne semble manifestement pas compatible avec un climat de travail serein. Alors ? Ces problèmes récurrents de pression au travail sont ils liés aux carences de « management » des responsables ou à un problème inhérent à la grande distribution ?

J’aurais plutôt tendance à pencher pour la deuxième proposition (même si le facteur humain peut atténuer le phénomène): c'est le système de la grande distribution qui induirait ce type de comportement déshumanisant. Un livre de référence traite de ce sujet (et dont je n’ai lu que des extraits) : les coulisses de la grande distribution  de Christian Jacquiaud. Edifiant et instructif sur les mécanismes de la grande distribution avec sa fameuse "guerre des prix" qui selon les libéraux serait paré de toutes les vertus dont le consommateur serait le grand bénéficiaire...

Existe –t-il des alternatives aux grandes surfaces avec leurs caddies ? Sans être complètement « désintoxiqué », je tente pour ma part de privilégier les « circuits courts » et le contact direct avec le producteur (bio de préférence). Je trouve que le marché est un vrai bain de lien social et d’enrichissement relationnel (faut pas toujours être pressé), alors qu’à contrario je trouve le supermarché d’une incroyable froideur. Malgré tout , il m’arrive de temps en temps d'y mettre les pieds dans ces temples de la consom. J’y suis de plus en plus mal à l’aise, à l’exception toutefois de la coopérative bio de Redon « le héron bleu » ou l’aspect relationnel avec les caissièr(e)s n’a rien à voir avec celui des autres grandes surfaces… Elles (ils!) vendent moins de rêve et d'envies mais sans doute davantage de nature et de lien social.