Aéroport NdL. Gare au Pays de Redon !
Par JF Lugué le dimanche 17 février 2008, 22:09 - Lien permanent
J'ai transmis l'article au journal OF hier. Il
fait suite à une série de petits interwiews de différents candidats aux
élections municipales (dont je ne fus pas...) publié vendredi dernier. J'ai été
un peu surpirs et pour ne pas dire un peu consterné de lire que Dominique
Julaud (candidat de centre-droit sans étiquette officielle pour le canton de
Redon) comparait les opposants à l'aéroport à des personnes souhaitant "revenir
à la bougie", d'où ma petite allusion dans l'article.
L’aéroport Notre-Dame des Landes ne sera pas une réponse adaptée aux défis d’aujourd’hui et de demain. Nous sommes à la veille d’une augmentation brutale et irréversible du prix du pétrole, la demande tendant à devenir supérieure à l’offre. Le kérosène atteindra, malgré l’absence regrettable de taxation, de tels prix que l’avion deviendra un moyen de transport réservé à une minorité. Le trafic des avions sera nécéssairement moins important sachant que les énergies nouvelles (comme l’hydrogène) seront à des tarifs encore plus dissuasifs.
Faut-il le déplorer alors que nous savons tous que l’avion est le mode de transport qui génère le plus de gaz à effet de serre?
Il est regrettable que des solutions alternatives comme la réalisation d’une autre piste sur l’aéroport actuel de Nantes, causant moins de nuisances sonores aux riverains, n’aient pas été étudiées.
La question du financement de l’aéroport actuel est loin d’être résolue. L’Etat ne versera sans doute pas grand chose et les collectivités régionales et locales devront porter l’essentiel des charges. Ces investissements importants se feront au dépend d’autres projets comme ceux liés à la réduction de la facture énergétique de la Bretagne. Ces projets permettraient pourtant à la Bretagne d’aborder sereinement l’après pétrole et d’éviter un prochain jour peut-être de «revenir à la bougie".
De nombreux exemples à l’échelle hexagonale et mondiale montrent, que ce sont les dynamiques internes à une région qui génèrent une économie saine, et non un effet « Père Noel » spontané, lié à la construction d’un aéroport.
D’autre part, il est à craindre que le Pays de Redon soit un des perdants de ce volontarisme consummériste. La menace d’une liaison directe Rennes-Nantes en TGV sans passer par Redon est bien réelle. Gageons que les futurs élus du Pays de Redon auront à cœur de défendre et de valoriser leur gare.
Commentaires
salut jean francois
j'ai apprécié pour ne pas dire très apprécié ce petit coup de griffe à Ndl, dans le concert de louanges actuel. C'est courageux de ta part, quand on sait l'opinion de ta tête de liste.
On se verra donc prochainement à Nantes(1 mars) pour la manif
bonne chance
bruno
Bonjour,
je suis ravi de constater que tous les membres de l'UDB ne sont pas favorables à NDL.
Bon courage