Il est regrettable que des solutions alternatives comme la réalisation d’une autre piste sur l’aéroport actuel de Nantes, causant moins de nuisances sonores aux riverains, n’aient pas été étudiées.

La question du financement de l’aéroport actuel est loin d’être résolue. L’Etat ne versera sans doute pas grand chose et les collectivités régionales et locales devront porter l’essentiel des charges. Ces investissements importants se feront au dépend d’autres projets comme ceux liés à la réduction de la facture énergétique de la Bretagne. Ces projets permettraient pourtant à la Bretagne d’aborder sereinement l’après pétrole et d’éviter un prochain jour peut-être de «revenir à la bougie". 

De nombreux exemples à l’échelle hexagonale et mondiale montrent, que ce sont les dynamiques internes à une région qui génèrent une économie saine, et non un effet « Père Noel » spontané, lié à la construction d’un aéroport.

D’autre part, il est à craindre que le Pays de Redon soit un des perdants de ce volontarisme consummériste. La menace d’une liaison directe Rennes-Nantes en TGV sans passer par Redon est bien réelle. Gageons que les futurs élus du Pays de Redon auront à cœur de défendre et de valoriser leur gare.