SECTEUR TOUCHE :

            De la commune d'Allaire dans le Morbihan jusqu'à la commune de
Guéméné-Penfao en Loire Atlantique, en passant par Redon : soit 50 km de
long sur 10 de large, avec 2 secteurs plus denses, l'un autour de Guéméné et
l'autre au nord- est de Redon.

ALERTE :

            C'est une des laiteries qui collecte le secteur qui a donné l'alerte
du fait qu'elle a constaté au cous des premiers mois de 2007 une
augmentation continue, depuis février, du taux de dioxines dans le lait,
atteignant le seuil d'alerte cad 2 picogrammes par gramme.

            L'action de surveillance s'est surtout développée d'août à
décembre 2007. (le lait est déclaré impropre à la consommation dès 3
picogrammes / gramme)

LES FAITS :

            Les 7 laiteries du secteur ont finalisé des analyses par «
producteur » (10 exploitations)

-          le 23 août : 4 résultats positifs

-          le 21 septembre : 21 ateliers laits sous contrôle, car présentant
12-15 picog/g en 56, jusqu'à 40 pg/g en certaines exploitations de la LA.

-          Cela a conduit à l'abattage de 75 animaux (sur 5 ateliers).

MESURES :
            *21 élevages touchés

            *40 exploitations et 83 ateliers sous séquestre

            *Restrictions fortes sur les veaux

            *Lait collecté séparément (5.8 millions de litres), crèmes
incinérées à l'équarrissage de GUER.

            *Mesures de non emploi du maïs contaminé, récolté à l'automne
2006 (2500 tonnes).

            *7 communes du 56 concernées, contaminées de 13 à 75% mais avec
un taux < 10pg/g

            *82 ateliers de taurillons séquestrés, dont 5 en 56, dont 3
contaminés à > 3 pg/g de graisse

            *965 bovins abattus (en tout)

            *51 veaux

            Soit 1016 animaux dont 75 dans le 56  (incinérés à Guer)

Conclusions : quand la «  source »  est retirée, le séquestre l'est
aussi.

            * C'est le maïs de 2006 qui est la source

            * A ce jour il reste 500 tonnes de fourrage contaminé en 56.

LES CAUSES :

*Sur l'ensemble des molécules  de dioxines - furanes (210
environ) seules 17 molécules sont toxiques.

Les recherches ont été effectuées (prélèvements de terre, d'herbe, de
feuillage, de lichen,) près et aux alentours des entreprises suivantes :

- CARGILL à Redon  élaboration de pectines à partir d'écorces de
citrons, les écorces étant données, après usage,  aux animaux comme
alimentation

- KNAUF à Redon suite à l'incendie du 13 juin 2006 : mais la
famille des dioxines trouvées ne correspond pas à celle existante dans les
maïs incriminés (pas, ou très peu  de furanes)

- Les carrières : néant

- Fonderie AFC de Redon : présence de furanes dans l'herbe mais ne
provient pas de chez eux

- Incinérateurs

- Centrale électrique de Cordemais (à charbon)

- Raffinerie de Donges

- Ferrailleur de Guéméné

- Intrants agricoles (herbicides) : hors cause suite aux analyses
de lichens du secteur par Air lichens

- Brûlage de pommiers de vergers : c'est à ce jour une des causes
sérieuses

- Brûlage de traverses de chemin de fer : néant

- Largage de carburant aviation : néant dans la période

L'INERIS a reconstitué le panache des fumées de l'incendie de l'Usine KNAUF
de Redon du 13 juin 2006 à partir des observations météo : résultat : impact
possible mais pas de contamination des sols (on ne retrouve pas dans les
sols les éléments trouvés dans l'incendie de l'usine.

            Autre possibilité : impact d'un orage local précipitant les
molécules au sol, mais alors pourquoi montée lente de la détection ?

                         En conclusion : les recherches ne sont pas
terminées, l'analyse des brûlages des arbres de vergers continue,

                        En ce qui concerne les producteurs de légumes
(serristes ou jardiniers amateurs) : pas d'impact majeur car très peu de
produits est consommé sans être lavé, hors la dioxine se concentre surtout
dans les feuillages et pas dans les peaux, ni à l'intérieur des légumes
(dixit la DRIRE). Le Secrétaire Général a précisé qu'il n'y avait alors pas
lieu d'informer la population.. pour ne pas créer de panique inutile.

            Voilà ce compte-rendu transcrit le plus fidèlement possible,
mais aussi avec sans doute quelques lacunes.

                        Sur le déroulement des évènements c'est la DSV qui
est compétente

                        Sur les aspects techniques, il faut contacter la
DRIRE Rennes

            Jules GEORGEAULT - représentant les consommateurs au CODERST 56
ce 8 avril 2008