Il y a bien une absence d'information sur l'organisation de la manifestation dans l'édition locale de Ouest-France d'aujourd'hui. Oubli volontaire ou mauvaise concertation entre les journalistes et les organisateurs? Mystère, mais c'est loin d'être un élément déterminant.

Pour en avoir parlé aujourd'hui autour de moi, j'ai constaté aussi chez certains une certaine indifférence face au devenir de l'hôpital de Redon. Certains réflexes pris de se faire soigner "ailleurs" ont visiblement entamé l'esprit de rébellion contre la casse des services publics. Lors de l'assemblée générale de l'association de défense, j'ai pourtant entendu des étudiantes qui ont rendu compte d'un fort indice de satisfaction des usagers de l'hôpital. La prétendue "mauvaise réputation" de l'hôpital tient donc essentiellement à une rumeur entretenue par l'ignorance combinée à une certaine défiance persistante entre l'hôpital et les médecins du Pays.

Mais à mon avis, une condition essentielle au succès de la mobilisation fait défaut: La mobilisation des responsables politiques du Pays. Mis à part Yvon Mahé (maire de Fégréac et conseiller général du canton de Saint-Nicolas de Redon) je n'ai vu aucun élu de poids dans l'assemblée des manifestants (aucun élu de la majorité de Redon et aucun responsable de la communauté mis à part Y.M.). Bref, large désertion dans les rangs des élus.

Alors que Christian Troadec (maire et président du CA de l'hôpital de Carhaix) est devenu le véritable porte drapeau de la révolte carhaisienne, je me suis posé la question de savoir ce que faisait notre président JL Fougère ? "Il est en réunion avec le sous-préfet de Redon au cinéma Manivel, réunion qui était prévue de longue date", me répond René Bouillot , ex-maire de Saint-Nicolas de Redon.

Voyons Jean-Louis, ton rôle n'était il pas d'annuler ce RV, même pris depuis longue date avec le représentant local de l'Etat (quel symbole en plus!) pour battre le pavé avec les camarades qui défendent l'intérêt du Pays ?
Que nous restera-t-il donc à négocier avec les représentants de l'Etat quand tous les services publics auront disparu?