Charte "Ya d'ar brezhoneg" adoptée par la ville de Redon sans véritable débat avec les associations culturelles bretonnes ...
Par JF Lugué le vendredi 10 octobre 2008, 22:56 - Lien permanent
C'est sans doute un
cas unique en Bretagne... Une municipalité qui avance aux forceps pour ratifier
la charte "Ya d'ar brezhoneg" !... Alors que beaucoup de villes en Bretagne se
font tirer l'oreille par les associations culturelles bretonnes pour
accompagner la demande sociale, la municipalité de Redon signe avec
empressement la charte "Ya d'ar brezhoneg" au niveau 2 sans vraiment discuter
des points abordés par la charte ni du niveau retenu avec les associations
oeuvrant pour le développement de la langue bretonne !... Comment
comprendre cette exception dans le paysage culturel ?
Tout d'abord , notons la présence dans la majorité actuelle de la municipalité redonnaise de 2 membres du parti breton : Emile Granville et Gael Le Bras. Ce sont les 2 personnes à l'origine de la signature de la charte Ya d'ar brezhoneg. Si pour ma part , je suis complètement favorable à cette charte et notamment à Redon (pour des aspects liés à son histoire et à la dynamique actuelle observée dans les classes bilingues) je suis par ailleurs assez ulcéré par la manière dont a été adoptée la signature de cette charte.
Le 8 avril, Gael Le Bras prenait la responsabilité d'un groupe appelé "conseil consultatif de la culture et de l'identité bretonne". Sont réunis les associations culturelles bretonnes œuvrant sur le territoire de la ville de Redon. Lors de la première réunion, Ofis ar brezhoneg par la présence Visant Roue de Nantes explique ce qu'est la charte Ya d'ar Brezhoneg. Jusque là tout va bien.
Toutefois à la réunion du 17 juin, le conseil consultatif invite de nouveau Visant Roue pour présentation plus détaillée de la charte aux associations mais toujours rien sur la nature des actions engagées... Le compte-rendu indique seulement que : " ... la charte de la langue bretonne sera présentée au conseil municipal de rentrée après les grandes vacances". A la réunion du 30 septembre, la charte Ya d'ar brezhoneg ne faisait pas partie de l'ordre du jour du conseil consultatif. En résumé, les associations culturelles bretonnes ont bien été informées de l'intention de la mairie de signer la charte, mais n'ont été nullement amenées à se prononcer sur les actions choisies par la mairie ni sur le niveau visé. Il faut dire que la ville de Redon n'a pas été de main morte et signe d'emblée le niveau 2 sans passer par le 1er niveau!
Pour comparaison, je prendrai la commune de Plescop (près de Vannes) qui a signé et mis en place depuis plusieurs années le niveau 1. Mme Nelly Fruchard, maire de Plescop s'est beaucoup investie personnellement dans cette sensibilisation auprès de ses habitants. Elle m'a récemment confié que c'était là un travail passionnant car cela touchait à l'identité profonde de sa commune et de ses habitants mais qu'il fallait tenir compte de l'avis du plus grand nombre et ne pas brusquer la sensibilité des personnes. Ce travail de longue haleine va bientôt se traduire par l'adoption du niveau 2 de la charte sur la commune. La commune fêtera cela dans le courant de l'hiver...
Nous sommes très loin de cette démarche à Redon... Quels sont les risques encourus désormais?
Il s'agit ni plus ni moins d'une situation de rejet par la population sachant qu'en plus nous sommes en Haute Bretagne et que des revendications linguistiques autour du gallo commencent aussi à se faire jour. Et c'est légitime !
J'ai exprimé hier soir au conseil municipal que la charte était un excellent outil pour la promotion de la langue bretonne si elle est adoptée dans la véritable concertation et le débat démocratique mais qu'elle pouvait s'avérer catastrophique s'il elle était poussée de manière volontariste. Une récente actualité en Pays de Carentoir (panneaux bilingues français-bretons contestés par une association) auraient pu éclairer les militants du parti breton à Redon ! Le projet d'une filière bilingue a avorté à cause de cette signalétique qui a provoqué une réaction d'hostilité dans le pays. Il n'est pas impossible que la langue bretonne elle-même subisse en Pays de Redon un certain préjudice en retour car lorsque les moyens publics ne sont pas en adéquation avec la demande sociale, il y a rejet par la population dans ce type d'action.
Enfin le vote de la charte s'est avéré très laborieux hier soir pour la majorité puisque 6 voix ont manqué dans leurs rangs pour approuver cette charte, et ce, pour la première fois depuis les élections municipales :soit près de la moitié du conseil municipal à s'abstenir (13 voix sur 28) ! C'est un camouflet. La municipalité n'a pas compris que la signature Ya d'ar brezhoneg était un outil pour le développement de la langue et non une finalité ... C'est la dynamique générée par la charte qui est importante et non le niveau atteint à la première signature !
Comment envisager les choses à l'avenir ? Tout ce qui touchera à la langue bretonne sera-t-il tabou ? Je ne le souhaite absolument pas, bien au contraire! Il faudra que la municipalité redonnaise tire les conséquences de ce cafouillage et apprenne les bases du "débattre ensemble..." qu'on appelle la démocratie participative (dont beaucoup s'en prévalent mais peu savent réellement le mettre en oeuvre). Pour retrouver une certaine crédibilité sur le sujet, la municipalité devra rebattre les cartes ou assumer toute seule les conséquences de son volontarisme... en croisant les doigts que cela n'entache pas la dynamique locale autour de la langue bretonne!
JF
ci-dessous l'article- bien pâlichon sur le rendu du débat d'hier soir -par Ouest-France
Soutien à l'enseignement du breton, message bilingue sur le répondeur, nouveaux noms de rues en breton... Ce sont quelques-unes des propositions écrites dans la charte de la langue bretonne. La municipalité souhaite mener une dizaine d'actions (niveau 2 de la charte) permettant de soutenir et de rendre plus visible la langue bretonne à Redon.L'opposition demande un report du vote. « Notre groupe est favorable à la langue bretonne mais nous ne sommes pas d'accord sur la méthode. Il faut débattre du contenu de la charte », précise Jean-François Lugué. Et Francis Macé de se plaindre d'« un déficit de concertation. Et n'oublions pas le gallo ! »
« Il y a une demande locale très forte d'adhésion et les mesures retenues sont raisonnables », estime Émile Granville. Pour Vincent Bourguet, « cette charte permet un enrichissement ». Adopté sans l'aval de l'opposition et de quelques conseillers de la majorité qui s'abstiennent.
Commentaires
Que dire, j'ai honte pour l'UDB. Je sens vos élus de plus en plus timorés vis-à-vis de la langue bretonne. Nul doute que votre attitude au conseil municipal va dans le bon sens... Bravo.
Je ne peux juger de la situation politique locale mais attention, le groupe de personnes s'opposant au breton du côté de Carentoir s'oppose tout aussi bien à la présence du breton sur les panneaux routiers dans le Finistère par exemple ! Voir leur site http://aosb.free.fr/
Vous faites du breton un enjeu politique, c'est lamentable.
Je trouve regrettable l'absence d'unanimité au sein de la majorité pour l'adoption de cette charte (même si c'est aussi un signe de bonne santé de la démocratie locale, qui montre que les élus peuvent avoir des différences et n'adoptent pas un comportement de vote moutonnier), tant l'ancrage de la ville en Bretagne est évident.
J'ai aussi trouvé regrettable l'abstention au sein de l'opposition sur un sujet aussi important. Voici enfin une municipalité qui s'investit de manière audacieuse et ambitieuse à ce sujet -on ne peut s'en plaindre quand même !-, les associations ont été mises au courant, je crains que l'opposition ne soit fondée sur des motifs plus politiques.
En tout cas j'ai voté pour et je suis heureuse de cette nouveauté pour notre ville. Le breton a encore une très belle Histoire devant lui, et je ne pense pas que parce-que le message du répondeur ou les nouveaux noms de rue seront traduits en breton, l'attrait pour cette langue s'éteindra. Ce serait fonder la curiosité pour cette richesse culturelle et nos racines sur bien peu de choses.
Le citoyen a vraiment du mal à comprendre ce débat de chapelle : vous êtes pour la charte, mais vous ne la votez pas en Conseil Municipal parce que vous n'êtes pas d'accord avec la "méthode" : ça me fait penser au Parti Socialiste avec cette histoire de plan de sauvetage : oui au texte, non à celui qui le propose.
Ca fait des années que cette charte aurait du être signée à Redon. La municipalité accélère, oui car il y a urgence ! Alors bravo à monsieur Granville d'avoir fait accélerer les choses. Je comprends tout à fait votre position si vous avez l'impression que votre avis n'est pas écouté, mais le citoyen lui il voit une chose : il y a ceux qui votent en faveur de la langue bretonne, et ceux qui freinent.
Et merci à vous pour cet éclairage : je sais maintenant pour qui je vai voter aux prochaines européennes...
Mme Lécossois,
Vous pensez qu'il est important de porter attention à la langue bretonne. C'est bien, moi aussi. Mais par ailleurs vous vous trompez lourdement. Comment pouvez croire qu'il s'agirait pour moi d'un sujet peu important alors que je consacre plus de la moitié de mon temps professionnel à la culture et la langue bretonne ? Sans forfanterie, je peux dire que j'ai à mon actif un certain nombre de réalisations concernant la langue bretonne en Pays de Redon : création de la filière bilingue privée, mise en place de la filière bilingue privée au collège, création des camps en breton (à Ti Kendalc'h en premier), initiation et coordination du projet "a-benn dilun" (CD breton-gallo financé en partie sur des fonds européens), ... Je pense donc être un témoin et un acteur privilégié du développement de la langue bretonne à Redon ( j'ai eu aussi l'occasion de travailler avec l'office de la langue bretonne "ofis ar brezhoneg" !). En tant que militant linguistique, j'ai trop connu les difficultés pour savoir que le volontarisme est encore plus destructeur que l'ignorance car beaucoup de concitoyens craignent (à tort évidemment) une forme d'ingérence dans leur identité ... Questionnez donc sur ce sujet vos partenaires de la majorité. Je ne doute pas que vous aurez un débat entre vous intéressant. Il aurait même été souhaitable que ce débat ait eu lieu avant le vote de vendredi soir...
Pour en revenir aux associations, elles ont été mises au courant comme vous le dîtes, mais il y avait moyen de faire beaucoup mieux en les associant à l'élaboration des actions de la charte. Cela aurait été un juste retour: la municipalité justifie la signature de la charte sur le travail des associations mais évite de les consulter sur les actions menées alors que ce sont elles qui se battent depuis des années à la promotion du breton dans la ville! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Contrairement à ce que vous laissez peut-être entendre à la fin de votre message: il n'y a pas eu opposition à la signature de la charte mais abstention car l'esprit de la charte pour moi n'a pas été respecté mais c'est surtout parce que nous avions demandé un report du vote que vous (la majorité) nous avez refusé!
C'est donc un avertissement à la municipalité sur la méthode car quelle que soit la cause défendue, les principes démocratiques sont premiers. S'ils sont bafoués alors c'est la cause elle-même qui est touchée. Ma conviction intime est que la langue bretonne ne pourra être sauvée à terme que si cela se fait dans la concertation collective. Vous l'avez compris vous même : cet enjeu est majeur pour la Bretagne.
N'hon eus ket droet fari. Stourmomp ! Stournomp! Met na zisonjomp ket ar pennaennoù demokratel !
L'explication de JF Lugué est parfaitement claire. Je pense cependant que "Ya d'ar brezhoneg" devrait jouer d'avantage un rôle de conseil et de modération en la matière, surtout quand il s'agit de "pays-charnières" comme celui de Redon.
Juste un mot à Karine: toute lutte culturelle est forcément politique. Que scandaient à Nantes les 10000 manifestants: des slogans "culturels" ou "politiques" ?
Pegen mezhus eo a-berzh un dilennad UDB! Dipitet bras on ganeoc'h! Graet em eus va soñj da vat, n'eo ket gouestl an UDB da gas ar stourm war-raok d'ar pevar-lamm! Ne vefe ket kredet klevet ur broadelour breizhat, ur gall ne lavaran ket..
Dipitet braz on ivez get ar stourmerion n'ho deus ket c'hoant selaou ar re o deus traoù da laret ! Bouzar ha dall oc'h ?
Lennet ho peus ar pezh 'meus skrivet ? N'ho peus ket komprenet e vehe gwelloc'h ar pezh a ginnigan ?
Deuit da welet ar pezh hon eus graet e Redon... N'eo ket ar re è komz kreñv en ti-kêr o deus graet àr an dachenn ar gwellañ.
Monsieur Lugué, je suis un sympathisant de l'UDB et j'ai beaucoup de respect pour les idées que vous représentez. Je suis cependant surpris de votre réaction. Après tout cette charte a été voté démocratiquement par le conseil municipal et il y a eu rencontre avec les associations. Effectivement, tout n'est pas acceptable, mais c'est la langue bretonne qui a été extirpée aux forceps de Bretagne même. Par ailleurs si les associations de défense du gallo en tire avantage pour avancer et défendre leurs positions, c'est très bien pour le gallo.
J'ai l'impression que vous faites de la politique politicienne. Après tout le Parti Breton défend des positions plus ou moins social-démocrate et vous des positions clairement socialiste si je ne m'abuse. Alors pourquoi ne pas essayé de trouver des terrains d'entente au lieu de se tirer dans les pattes bêtement.
A galon vat
Je précise juste que je ne veux pas dire que la langue bretonne est un sujet sans importance pour vous, qu'il n'y ait pas d'équivoque sur mes propos !
Mais votre attitude est difficile à comprendre pour le citoyen "de base" que je suis, un peu éloigné de ces histoires politiciennes et qui s'intéresse (dans le cas présent) avant tout aux avancées de la langue bretonne. Ce que je vois, c'est que monsieur Granville fait avancer les choses, et que vous trouvez le moyen de ne pas être content. C'est un peu dommage quand même.
Sympathisant de l'UDB depuis des années, je commence de plus en plus à me poser des questions sur l'engagement breton de ce parti. Mais que ce passe-t-il ? Je suis de plus en plus déçu par vous. Et je vous avoue que cette guerre entre partis bretons me surprends et me déçois ! Nous devons nous unir tous pour cette cause, pas nous détruire. Finalement, je ne connaissais pas le Parti Breton avant, merci pour cette info. Je me demande si l'UDB n'est pas devenu tout simplement une section régionale du PS, ni plus ni moins.
A galon
Moi aussi j'ai honte pour vous. sacrifier le breton sur l'autel des querelles municipales simplement pour emmerder le camp d'en face, c'est vraiment effarant. Quittez l'UDB, je ne sais pas moi, vous vous rendez compte du mal que vous faites?
Ezhomm he deus hor yezh skoazell, youl ha kenlabour an holl !
Ar pezh a zo bet votet e ti-kêr Redon a zo un dra vat, ul labour darempred stank a zo bet etre OAB ha servijoù ti-kêr Redon en a-raok. Laouen ha lorc'h ennon e vin o sinañ gant ar maer Karta "Ya, d'ar brezhoneg !" evit an holl re o deus stourmet evit ma vefe bev ar brezhoneg e bro Redon, eurus hag enoret e vin ouzh ho kwelet holl en degouezh-mañ !
Lena Louarn
prezidantez Ofis Ar Brezhoneg
Lena,
ne gredan ket e oa kement mat al labour ho peus graet get an ti-kêr... Disonjet ho peus daou dra :
- pouezhus e oa kouviiñ ar gevredigezhioù sevenadurel evit choaz live ar c'harta hag an oberioù. Ne oa ket graet...
- disoñjet ho peus e oa ar gallaoueg ba'r jeu. N'eus ket pell hon eus anavezet kudennoù braz e-koste Karantoer (c'hwitet e oa un henteniad divyezhek nevez). D'an nebeutañ e oa ret prederiañ (donnoc'h eget ar pezh graet )get ar gevredigezhioù ar ra àr -dro ar gallaoueg.
Evel 'meus skrivet an tamm araok, ar pouezhusañ a zo bodiñ an dud evit diorren ar brezhoneg a-gevred. N'eo ket sevel un nebeut panelloù.
Spi 'meus e vo tennet get an darvoud-mañ skiant-prennet get an ofis rak chom a ra ur bochad labour amañ evit dinec'hiñ ar redoniz ...
Ne vo ket galvet an ofis bemdez evit ober al labour-se.
Que tout celà est triste . Et les propos de Francis sont encore plus tristes ... une vision uniquement politicienne, majorité , opposition, votes, abstentions... et machin qui n'a pas fait ci et bidule qui n'a pas fait ça .... Et l'avenir de la langue bretonne dans tout ça ??? A quoi ça sert des élus si ce n'est pas pour prendre des décisions ? pour une fois que ça va dans le bon sens, réjouissons-nous !
Le problème en fait , c'est que certains ne travaillent pour la Bretagne qu'à travers le prisme d'un positionnement politicien qui garantit des postes certes mais pas les résultats. Alors pour une fois, mettez vos rancœurs dans votre poche avec un mouchoir par dessus: un prof de breton ne peut que se réjouir de voir sa langue mise autant en avant par sa mairie, non ? Ou alors , c'est à y perdre son latin :=)))
Les élus redonnais de l'opposition municipale ne discutent pas l'enjeu et l'intérêt de la charte, ils s'abstiennent, déçus par la méthode. Adopter le niveau 2 de la charte nécessite construction collective et débats... fonctions que le conseil consultatif de la culture et de l'identité bretonne n'a pas suffisamment mises en œuvre. Un avertissement...
TROP c'est TROP ,çà sent les coups tordus,les propose mensongers,,de l'expert Granville ,qui visiblement a battu le rappel de ses copains sans tout leur dire,ne pas tomber dans le panneau,bravo à jean françois LUGUE pour son sens de la pédagogie,savoir expliquer une démarche pour la faire partager par le plus grand nombre,voila aussi l'enjeu.Faut-il rappeler le vote à Redon, 13 abstentions sur 29 ,un absent au vote,un autre qui se cachait pour voter en levant le petit doigt au niveau de la ceinture,M;Granville n'a meme pas convaincu tous les membres de la majorité à laquelle ii appartient.Il semble s'etre bien gardé de le dire à ses amis .il lui manque 7 voix dans son propre camp
Oui l'attitude de l'opposition municipale était beaucoup plus ouverte et constructive vendredi soir à Redon .................................
Que les vrais militants bretons se rassurent,il ne s'agit en aucune façon de querelles mais de travail municipal responsable et sérieux.
Dans cette affaire de signature de la Charte " Ya d'ar brezhoneg" à Redon, je suis effaré par l'immaturité et l'amateurisme politique de la majorité des réactions qui soutiennent la décision baclée de la majorité municipale .C'est une affaire qui demande le soutien de la vie associative locale , sinon, c'est l'échec.Il y a , hélas , des villes où c'est arrivé...Je suis par contre tout à fait d'accord ( est-ce un hasard, je crois aux valeurs de la gauche) avec la position de Madame Marie-Claude Juhel et avec les arguments de Monsieur Lugué qui sont pédagogiques et convaincants.Les agités du "parti breton", besogneux à la petite semaine, scient la branche sur laquelle ils sont assis... L'histoire de la Bretagne devrait pourtant être pleine d'enseignements pour eux , et les faire réfléchir. Ce qui ne semble pas être le cas pour Monsieur Granville qui ne sort pas grandi de cette triste afffaire.
Bon, si je comprends bien tout le monde est d'accord pour que la langue bretonne avance, pas trop vite pour certains tout de même, il y a des suceptibilités à respecter visiblement, et en plus le traumatisme pour d'autres de voir s'afficher le breton...La langue bretonne est en train de crever à petit feu...il y a urgence ! Je ne sais pas où la démocratie n'a pas joué, mais vu les circonstances, telles qu'elles sont décrites, à défaut d'en rire, on pourrait en pleurer, à moins que ce ne soit un gague...Je ne sais pas ce qu'en penseraient nos amis gallois ou catalans par exemple ...Nous avons du pain sur la planche! Espérons que la langue bretonne n'en souffre pas trop puisque c'est cela l'un de nos principaux buts, pourquoi diable faut-il que les bretons s'entredéchirent constamment dans les moments où nous devrions être solidaires ? Je suis choquée au point de me demander si ça ne sent pas le réglement de compte. Mais de cela je ne veux pas y croire, car je crois aux hommes de bonne volonté et c'est sur cette note positive que je vous salut tous ! Asambles evit ar BREZHONEG ! A galon.
Ret eo d'an holl dilennidi ker Redon bout unanet evit difenn hor yezh,peogwir benn nebeut 'vo aet d'an anaon ar brezhoneg.
Tous les élus du pays de Redon doivent etre unis pour la défense du breton avant qu'ilne soit trop tard.Je suis un sympathisant de l'U.D.B mais j'ai du mal à comprendre cette polémique surtout sur un sujet qui devrait etre fédérateur.Quand les bretons cesseront ils de se déchirer?
Demat d'an holl/Bonjour
En 2004, le Conseil général du Morbihan a voté la mise en place de panneaux bilingues breton-français, dans tout le Morbihan, et à l'unanimité. Cette décision, historique, avait le défaut d'oublier le gallo... Alors même que certains conseillers généraux sont gallésants. J'en ai entendu un regretter "cet oubli" quelques années plus tard. Trop tard.
Depuis, des panneaux bilingues sont installés de plus en plus, ce que, habitant la Basse-Bretagne, j'apprécie. Avec cette remarque que les noms bretons choisis par le Conseil général (et l'Office de la langue bretonne), n'ont fait l'objet d'aucune concertation avec les communes concernées, et ce, dans tout le Morbihan. Ainsi, la commune de la Trinité sur Mer a-t-elle été surprise de se voir appeler "An Drinded Karnag" sur un panneau départemental installée en sortie de commune... Le "Karnag" a été recouvert très vite, sur ordre, si mon souvenir est bon, de la municipalité elle-même ! En installant des panneaux bilingues le Conseil général rend quasi officiels les noms bretons des communes : très bien, mais pourquoi aucune consultation préalable n'a-t-elle été prévue ? Je peux comprendre que des élus s'étonnent du nom choisi pour eux sans concertation avec eux, ni même avis consultatif...
La liste des noms bretons utilisés par le département et l'Office a été établie au début des années 80 suite à un travail dont le sérieux n'est pas en cause; "An Drinded Karnag" était bien le nom breton de ce port avant qu'il ne devienne une commune à part entière, en 1861 (date à confirmer), en se détachant de Carnac. Pour autant, est-ce ce nom-là qu'il faut choisir aujourd'hui ? Pourquoi ne pas traduire "La Trinité sur Mer" en breton ou ne pas faire comme la mairie de cette commune qui avait déjà, depuis longtemps, installé un panneau bilingue sur le pont de la rivière de Crac'h : "An Drinded", tout court ? Le débat aurait pu avoir lieu. On aurait pu consulter les anciens, les nouveaux, en discuter, demander leur avis aux Trinitains, ce qui aurait pu être l'occasion d'un débat démocratique et citoyen sur la place de la langue bretonne dans cette commune. Au lieu de cela, un panneau qui tombe du ciel, sans aucun consultation. Le rejet a bien eu lieu dans ce cas et je rejoins Jean-François Lugué dans ses arguments : il faut consulter, expliquer, montrer l'intérêt. Faute de quoi la signature de Ya d'ar brezhoneg risque, soit de rester une coquille vide, soit un rejet d'une partie de la population. Surtout dans une région où le gallo doit avoir sa place également.
Pour autant fallait-il s'abstenir ? J'espère, en tout cas, que les militants de terrain, les élus, les associations, sauront s'entendre dans l'avenir, et pour l'intérêt du breton et du gallo.
Kenavo deoc'h
Christian Le Meut
(blog rezore)
Je n'avais pas ouvert ton blog depuis un certain temps!! Que d'lecture! Que d'emphase!
J'avais réussi depuis quelques années à me réconcilier, non sans effort ,avec la langue de mon enfance..
Aujourd'hui je me demande si Emile Granville ne va pas me le faire regretter!!
Si vos cadeaux de noël ne sont pas encore faits et
si vous n'avez pas lu les excellents livres de Jean ROHOU,( fils de Ploucs) je vous les conseille fortement.
Vous trouverez là un témoignage extraordinaire sur la langue bretonne que je partage totalement avec l'auteur.
A bientôt dans l'bourg Renée
Comment peut-on encore épiloguer là-dessus ?
Comment pouvez-vous M. Lugué, citer les opposants de Carentoir en feignant d'ignorer qui est derrière ?
Vous avez fait un travail notable pour la culture bretonne en pays de Redon depuis plusieurs années mais vous risquez de prouver que vous aimez tourner en rond, de la sorte.