Première raison : Il n’y a aucune corrélation entre les illuminations de Noël et la consommation. La plupart du temps les éclairages se font en dehors des périodes d’ouverture des commerces. Deuxièmement les collectivités doivent aujourd’hui prioritairement favoriser la solidarité et réduire les gaspillages publics. Cette solidarité doit s’exprimer vis à vis de nos concitoyens en perte d’emploi mais aussi vis à vis des générations à venir qui devront supporter le poids de notre irresponsabilité. Les gaspillages électriques ont un coût (malheureusement absent de la facturation) : celui de renforcer l’effet de serre et de produire des déchets nucléaires .

Où sont donc les efforts des commerçants de Redon (et d’ailleurs) pour donner du sens à la consommation ? S’engagent-ils à réduire eux aussi leur facture de chauffage en évitant par exemple d’ouvrir leur porte alors qu’il ne fait que quelques degrés à l’extérieur (comme on le voit trop souvent malheureusement dans des rues du centre de Redon)? S’engagent ils eux-aussi à commercialiser des produits équitables et des produits locaux ? Quel type d’économie nos commerçants favorisent-ils ? Celle qui assure une économie saine (basée sur des salaires convenables et un respect de l’environnement) ou celle qui consiste à faire le bénéfice maximum quelques soient les conditions sociales et environnementales des produits vendus ? Les commerçants agissent dans un esprit de responsabilité où pratiquent-ils la fuite en avant ?

Pour ma part, ce Noël sera, autant que faire se peut: sobre, éthique et solidaire. Et je suis déterminé à boycotter toutes les enseignes commerciales qui feront un gaspillage d’énergie…