Pas très intelligent donc de renforcer ce critère dans des zones inondables. Quid d'ailleurs du goudron sur les berges des canaux en cas d'inondations ? N'y a-t-il pas gros risque de dégradation et par conséquent alourdir inutilement le budget des collectivités? Sur un plan plus philosophique, cela pose question sur notre rapport à la nature. Malgré les discours ambiants sur le Grenelle de l’environnement, et le nouveau vocabulaire appris par tous les élus politiques : « logement HQE », « lotissements durables », « relocalisation de notre économie », l’aseptisation de nos espaces reste une valeur forte ! La nature doit être cantonnée à des espaces rigoureusement délimités. Les bons prétextes sont sortis : le goudron favorise le passage des poussettes et des vélos… Pourtant personnellement, je n’ai jamais eu de soucis particuliers pour l’instant sur le halage : ni crevaison, ni nid-de-poule… Après les 4 voies qui arriveront à Redon pour les voitures, le goudronnage des pistes de Notre-Dame-des-Landes pour les avions, je propose juste après qu’on bitume tous les chemins de Bretagne pour… les piétons.