Notre point de vue (sur le prix de l'eau)

Il serait important qu'à l'avenir soit engagée une étude pour connaître les conditions (notamment financières) d'une délégation en régie municipale, malheureusement  l'échéance d'une fin de contrat pour Véolia  est lointaine (2021 !). Car nous avons actuellement toutes les raisons de penser que la
régie municipale (cad en contrôle direct par la municipalité) aurait pour conséquence d'alléger considérablement le prix de l'eau pour les usagers.[Car les sociétés comme Véolia tirent du prix de l'eau évidemment des bénéfices que n'ont pas à obtenir les collectivités locales]

2-la qualité de l'eau

Les paramètres de qualité de l'eau ne figurent pas dans le rapport du délégataire. Ne sont mentionnés que le minimum légal à savoir les taux de conformité pour quelques paramètres (100% à chaque fois !). C'est un peu juste ! Rien n'empêche la ville de Redon de demander la publication des
rapports complets d'analyse avec la mise en évidence des paramètres à surveiller.

Si on consulte en mairie les analyses, on peut constater que mis à part l'indice du taux de carbone total(COT) qui est toujours en limite de norme (et ce, dû à la configuration des  eaux de prélèvements qui sont des eaux de surface donc fragiles) il n'y a pas d' inquiétudes à avoir sur la qualité de l'eau
distribuées et notamment sur les paramètres généralement pointés du doigt en Bretagne (nitrates et pesticides) . Nous nous apercevons qu'il y a malgré tout de grosses variations sur certains paramètres sur l'eau brute et qu'il arrive qu'un paramètre atteigne des valeurs très significatives (sans être hors limite):  plomb, glyphosate (round up), radioactivité , et même un PH très basique (jusqu'à 10!)

Notre point de vue

A un moment où les  avis de spécialistes divergent sur les aspects sanitaires de la consommation alimentaire de l'eau du robinet, il convient d'imposer au délégataire une plus grande transparence sur les analyses réalisées. L'eau en bouteille n'est pas une solution écologiquement et économiquement durable, il convient par conséquent d'être exigeant dans l'information et la communication pour restaurer la confiance des usagers qui restent très méfiants par rapport aux usages alimentaires. L'effort d'information de la collectivité sur ces points nous semble actuellement insuffisant. Nous proposons que les analyses  soient accessibles à tous par internet sur le site de la mairie (et pas seulement les dernières parues). Nous proposons aussi qu'un suivi d'un certain nombre de paramètres se fassent en temps réel pour ajuster les  traitements à la qualité de l'eau de manière plus fine en évitant ainsi les pollutions passagères.

3- La consommation et la sensibilisation des publics

Nos constats

-La consommation par personne en 2008 est de 130 L/personne/jour pour une année pluvieuse.. La ville de Lorient estime quand à elle que la consommation ces dernières années atteignait 100L/personne/jour par habitant sans compter les efforts exemplaires accomplis par les services
municipaux.

-Pas de journée « porte-ouverte » et plus généralement pas de projets d'accompagnement local autour des économies d'eau (même si on peut trouver ici ou là des informations généralistes sur les économies d'eau)

-Déficit total d'informations auprès des écoles pour une sensibilisation aux défis de l'eau.

Notre point de vue

Etant donné les défis locaux et mondiaux autour de l'eau, il nous apparaît qu'il y a un vide à l'échelle locale sur cette sensibilisation et notamment près des  jeunes  publics. S'il existe évidemment de nombreuses publications et informations sur ces sujets, nous déplorons qu'il n'y ait pas de sensibilisation à l'échelle locale. Nous notons aussi l'absence totale d'objectifs à atteindre tant sur le plan de la qualité de l'eau  que sur le plan des économies d'eau.