Je ne trouve pas très malin, l'idée de jeter l'opprobre systématiquement sur le sentiment d'appartenance au prétexte que quelques nationalistes bretons se sont fourvoyés avec les nazis il y a de cela 70 ans... Comme si le fait de chanter le Bro Gozh donnerait le risque aujourd'hui de rendre les Bretons fachos! Et pourquoi d'ailleurs focaliser exclusivement sur quelques acteurs historiques de la culture bretonne? Pourquoi n'entendons nous pas de la part de nos polémistes, le même genre d'indignation pour des personnages historiques issus des milieux culturels franco-parisiens? (Céline, Colette, Cocteau,....) qui ont eux aussi été loin d'être purs pendant la seconde guerre mondiale, c'est le moins qu'on puisse dire. Bizarrement, les manuscrits de Céline (voyage au bout de la nuit),achetés il y a quelques années à prix d'or par la bibliothèque nationale, n'ont soulevé aucune question. On n'imagine pas la même chose évidemment pour l'écrivain breton Roparz Hémon. Pourquoi une telle sélectivité dans la mémoire? Les ficelles sont malheureusement grosses et déjà très usées.

Le syndrome "Françoise Morvan" me semble malgré tout aujourd'hui bien marginal, heureusement. La polémique sur l'hymne breton, restera cantonnée à l'effet d'annonce.