La classe !! Avec les pourliches des mariages et les baptêmes je me faisais des bonus de traders.

J'avais développé un goût certain pour le vin de messe, un petit sauterne qu'il faisait venir de sa famille dans le bordelais et que je lichais en douce  avant la messe en remplissant les burettes .
Jusqu'au jour ou le curé suspicieux a fait une marque au crayon sur la bouteille. Avec mon pote ( les enfants de cœur sont comme les flics et les espions chinois il vont par deux) on s'en est rendu compte trop tard après avoir vidé un bon verre à vin chacun . Comment remettre à niveau  la
bouteilles dans une sacristie sans eau ? en produisant le seul liquide disponible d'origine naturelle de couleur un peu jaune que nous pouvions emmettre instantanément. Le sang divin a eu un drôle de goût ce dimanche là!
Outre la volée de baffes ecclésiastiques  après la messe ( redoublées par la mère à la maison ), j'ai été condamné à servir la messe de 6 heures pendant trois mois et à me taper tous les enterrements, fins les gras pourboires et bonus des  mariages et enterrements (pour les peu cultivés ou les plus jeunes, sachez que les primes servaient initialement à payer l'effort du tireur de cloches  et que sonner un glas à la petite cloche c'est un boulot de feignant , par contre mettre en branle tous les carillons pour un mariage ou un baptême, nécessitait un gros boulot, d'où le pourboire.
L'électrification des cloches dans les années 50 avait certes nivelé  les différences d'intensité physique, mais vous savez ce que c'est : les avantages acquis .... )
Dégouté  de constater que travailler plus ne rapportait  plus rien, je suis devenu de gauche par réaction.