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jeudi 21 janvier 2010
Les zabitans et les seigneurs des déchets au Pays du roi Nominoé (histoire pas encore vue à la télé)
Par JF Lugué le jeudi 21 janvier 2010, 16:47
L'était une faï... Ur wech e oa... Il était une fois au Pays du roi Nominoe, des zabitans qui n'étaient pas tranquilles avec l'idée d' envoyer leurs déchets à l'extérieur du territoire. Cela coutait de plus en plus cher à leur beau Pays évidemment, mais eux considéraient en plus qu'ils étaient suffisamment grands pour s'en occuper et ainsi ne pas importuner les autres Pays avec leurs propres déchets. Certains d'entre eux eurent l'idée qu'il fallait commencer par dire à leurs voisins de quartier de jeter moins de choses dans les poubelles. Mais avant de faire quoi que ce soit, ils devaient aller en faire la proposition aux seigneurs des déchets. L'accueil fut mitigé car les seigneurs des déchets n'avaient de toute leur vie, jamais entendu une telle proposition... Depuis que les déchets existèrent au Pays du roi Nominoé, ils furent toujours l'affaire des seigneurs des déchets et de personne d'autre! Mais au bout de quelques temps de palabres, les seigneurs répondirent aux zabitans: « si ça nous permet de faire des économies d'argent, alors vous pouvez y aller ! ». Certains des zabitans se transformèrent rapidement alors en « zambassadeurs de tri » et s'en allèrent voir tous leurs voisins. Ils eurent beaucoup de plaisir à discuter avec eux et pour certains à les rencontrer pour la première fois.
mardi 27 octobre 2009
Tchi que tu bouines ?
Par JF Lugué le mardi 27 octobre 2009, 22:50
J'ai beau tourner les pages du petit Robert - je ne suis pas très à l'aise avec l'alphabet - je ne trouve rien en rapport avec le verbe "bouiner". Les héritiers de Diderot auraient-ils choisi d'écarter ce mot fondamental de leurs dictionnaires ? Puisque qu'il ne semble pas exister de définition à ce mot gallo largement connu (sauf à Paris mais qu'on retrouve aussi semble-t-il dans d'autres langues d'oïl) , je vais en risquer une :
Bouiner : s'occuper à faire des choses sans empressement et sans exigence de rendement (définition très moderne vous l'admettrez).
Bouiner , je dirai que c'est synonyme de "boutiquer", "ragaler", "bober". Quand on répare un vieil objet sans grand espoir de le faire fonctionner de nouveau, "on bouine". Quand on passe d'une activité sérieuse à une activité plus récréative en peu de temps, "on bouine". Quand on rêvasse à la place de travailler, "on bouine". Quand on s'arrête pour observer une araignée qui tisse sa toile, "on bouine".
vendredi 28 août 2009
Souvenirs de rentrée ...
Par JF Lugué le vendredi 28 août 2009, 19:04
Il a été dit récemment dans une
enceinte très catholique du Pays de Redon, qu'Hervé Le Bouler était un bon
prêcheur (laïc !). Je rajouterai que c'est quelqu'un qui n'a pas seulement rêvé
d'être un "artisse" , c'est aussi un excellent conteur du Pays gallo. Y bât
très bien de la goule, et quand y se met à écrire, c'est pas "trisse" non plus.
La gars Hervé trouve qu'Ekoblog est trop sérieux et parfois austère. Il a
complètement raison. C'est pour ça qu'il me donne l'occasion de l'égayer un peu
par sa prose! Allez! Bonne rentrée à tous!
gérer le quotidien , les papiers et le stress des enfants et pas le
temps de penser à soi, encore moins que d'habitude. C'était pas trop mon
temps non plus . Je me souviens le premier jour au collège, à Vannes. Je
ne connaissais personne, de plus on venait de déménager pour venir
s'installer à Saint Avé. J'étais doublement déraciné. Comme on était
pauvre, où ma mère un peu radine je ne sais plus, j'étais fringué comme
l'as de pique et je me sentais plouc vis à vis des gamins bourgeois du
centre ville. Dans la cour ça trainait avant de rentrer dans le vif du
sujet, on avait peu d'informations sur ce qui allait se passer et
d'instructions sur comment se comporter. J'étais là, dans un coin ,tous
seul, tous bête, partagé entre deux craintes; celle qu'on me parle,
surtout les grands de cinquième qui faisaient les farauds, mais aussi
qu'on m'oublie à la fin de l'appel et que je reste planté au milieu de
la cour, petit veau oublié à la fin du marché, étrange étranger que tous
le monde ignore. Et si je m'étais trompé d'école ? .
Entendre enfin son nom, même écorché et se ranger en file face à une
porte de classe, c'était déjà un progrès, au moins je faisait partie
d'un groupe.
dimanche 9 novembre 2008
La dangereuse liaison du sabre et ... du goupillon !
Par JF Lugué le dimanche 9 novembre 2008, 13:07
A l'occasion du départ du
curé de Redon, le journal Ouest-France du 8 novembre (page Redon) nous fait une
révélation étonnante quand il écrit que le pasteur de la ville est satisfait
d'avoir mené à bien : les "fêtes martiales" du 15 août ...
Est-ce à dire que des légions catholiques redonnaises étaient en ordre de
marche pour reconquérir la chrétienté perdue ? Il se trouvera certainement
quelques persifleurs locaux pour affirmer que l'erreur de frappe(!) était un
lapsus ...révélateur.